LES LARMES DE L’ASSASSIN
de Thierry MURAT
Editions :FUTUROPOLIS
L’extrême sud déshérité de la Patagonie inhospitalière. Une pauvre maison et de pauvres gens avec leur enfant. Et l’arrivée d’un voyou, le plus ignoble et le plus seul de la terre. Crime inévitable.
Comment un enfant peut-il s’attacher à l’assassin de ses parents ?
Dépassant la vision classique du syndrome de Stockholm, l’analyse psychologique s’attache à l’évolution des deux personnages clés du récit. Au moment de refermer l’album, plus personne ne se reconnaît le droit de juger le criminel.
Certes les auteurs ne font pas dans l’humanitaire. Certes l’espoir ne ruisselle pas dans ces pages. Mais la grâce absolue y fraie son chemin.
Cet album est une adaptation du roman pour la jeunesse d’Anne-Laure Bondoux, adaptation remarquable, tant par le scénario que par le graphisme. Le dessin, puissant et dépouillé, proche du théâtre d’ombres, aux couleurs sobres, souligne la force du récit
Le Jury Œcuménique de la Bande Dessinée, qui est composé de 13 membres (protestants, catholiques, et agnostiques), spécialistes et passionnés de la bande dessinée, dessinateurs, bibliothécaires, historiens et critiques de BD,
s'est réuni pour voter le samedi 10 décembre 2011 à Paris.
Ce jury récompense un album (et son ou ses auteurs), pour ses valeurs artistiques et humaines.
Autres albums nominés :
Lomax, collecteur de Folk Songs
de Duchazeau chez Dargaud
Chroniques de la métropole
de Golo et Dibou chez Futuropolis
Le jury a également apprécié « C’est pour ça que je m’appelle Giovanni »de Stassi et Garlando chez Dargaud, sur la mafia et l’histoire du juge Falcone.
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